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L'Empreinte du mal, tome 2

Aya Kanno ( Auteur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Japonais
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/08/2009  -  bd
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L'Empreinte du mal, tome 2

Aya Kanno est née en 1980 à Tokyo. Elle a travaillé comme assistante de Masashi Asaki (Psychometrer Eiji) avant de réaliser ses propres mangas, le plus connu en France étant Otomen, qui met en scène un lycéen ayant des goûts de filles. Dans L’Empreinte du mal, l’auteur reste dans la veine du shôjo manga (manga pour filles) mais dans un univers futuriste sombre et désespéré.

Un monde violent et sans pitié

La République du Galley a étendu sa domination sur le monde. Forte d’une puissante armée, elle contrôle toute velléité de rébellion, tout en se présentant comme défenseur de la liberté. C’est dans cet univers qu’évolue Zen, un jeune homme solitaire, froid et sans pitié. Assassinat, braquage, il ne recule devant aucun méfait, et n’aime rien ni personne. Mais des souvenirs perdus reviennent à la surface, et il cherche à en savoir plus sur lui-même.

Un manga avec des idées mais au scénario convenu

Les shôjo manga ont plusieurs caractéristiques : destinés à un public féminin, ils mettent souvent en scène de beaux garçons mystérieux, et décrivent des histoires d’amour souvent impossibles. Ce n’est bien entendu pas le cas de tous les mangas de ce type, mais ce sont des éléments que l’on retrouve souvent. Il faut souligner aussi un graphisme et un découpage particulier des cases. Les personnages sont mis en avant au détriment des décors, minimalistes.

Et la présente série en deux volumes ne déroge pas à la règle, même si le propos sous-jacent est plus élaboré. On retrouve les dessins qui se résument aux personnages et à quelques vagues décors, et les personnages masculins sont présentés dans la plus pure tradition shôjo, beaux et mystérieux comme il se doit. Il reste que leur psychologie est plutôt bien développée, même si l’histoire de guerre en arrière-plan aurait mérité plus qu’un simple rôle de décor.

Là où le bât blesse, c’est que le tout est développé trop rapidement. En deux volumes, l’auteur se contente de lancer des pistes pour les résoudre aussitôt, certaines scènes arrivent trop rapidement alors que d’autres sont trop longues… Ce deuxième volume est trop déséquilibré et ressemble à une course que l’auteur doit se dépêcher de finir.

C’est d’autant plus dommage que le personnage principal est intéressant, tout comme le monde imaginé par l’auteur. Au final, on se trouve devant une série qui devrait satisfaire les connaisseurs de shôjo manga, mais laisser sur leur faim les amateurs d’histoires fouillées avec des rebondissements.

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