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L'Ombre Pourpre

Natasha Beaulieu ( Auteur), Guy England (Illustrateur de couverture)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/06/2006  -  livre
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L'Ombre Pourpre

Natasha Beaulieu vit au Québec. Elle a développé un univers constitué de cités étranges peuplées de personnages hors du commun. Depuis plusieurs années elle couche sur le papier ses visions avec un inimitable sens du drame. On lui doit déjà plus d'une cinquantaine de nouvelles -dont certaines ont reçu des prix – ainsi qu'une trilogie de romans – les Cités Intérieures - qui lui ont permis d'approfondir la cohérence de son imaginaire. L'Ombre Pourpre est le dernier tome de ce cycle.

Apocalypse

D'étranges phénomènes secouent les Mondes et les Cités Intérieures. Des gens disparaissent. Sur Terre, la fille de Jimmy Novak (le peintre gothique) et de sa femme Tura Sherman (l'ange écarlate) a été aspirée par l'Eau Noire. Fou d'angoisse, le père se lance désespérément à sa recherche.

A Penlocke, Jack Tee (le père de Novak) et ses amis tentent d'enrayer une épidémie qui est le reflet des peintures de son fils. La ville est le théâtre de phénomènes de plus en plus inquiétants. Des hommes sombres rôdent en volant les cadavres et la mare d'Eau Noire est la cible de bizarres opérations.

A Londres l'immortel David Fox se débat avec ses projets architecturaux tandis que sa bibliothécaire, Mercury, fait la rencontre d'un nouveau venu, Doc Will. Celui-ci distille peu à peu sa propre connaissance, dévoilant une histoire qui s'étend sur plusieurs siècles et va s'achever très bientôt par la destruction totale des cités et la Terre.

Séparés, ballottés de monde en monde, découvrant les secrets de leurs origines, les protagonistes devront user de toute leur volonté et accepter parfois des sacrifices terribles pour changer le destin des Cités.

Une magnifique conclusion

Ce livre conclut la trilogie d'une façon magistrale. L'auteur se devait d'éclairer ses lecteurs sur ses mondes et les particularités des personnages. Elle le fait à sa manière, doucement et insidieusement. Les explications arrivent en effet, mais au compte-goutte, entremêlant vérités et mensonges pour nous donner seulement à la fin un aperçu plus complet des tenants et des aboutissants de cette saga.

Le premier tome était en rouge et noir, le second moins sombre. Celui-ci est enveloppé d'une sorte de brume, de laquelle émergent les vérités lorsqu'elles s'approchent de nous. Plus tourné vers les mythes celtes et le passé de l'Angleterre, Natasha Beaulieu affermit encore la réalité de ses Cités en les sortant de leur cocon québécois, un peu trop lourdement présent dans le premier tome.

L'écriture est toujours aussi fluide et claire. Mais la mélancolie sombre des personnages des premiers tomes s'est effacée pour laisser place à une noirceur plus prenante qui macule tout ce livre. Cette fois s'ajoute à l'histoire un sentiment d'urgence qui monte peu à peu, inexorablement, au fil des pages jusqu'au paroxysme de la chute finale.

Natasha Beaulieu a réalisée avec cette trilogie une oeuvre intéressante et hors du commun. Elle a su sortir des sentiers battus du fantastique pour développer ses propres idées. Cela lui permet d'offrir à ces lecteurs des textes de très bonne tenue, qui ont un vrai sens et vont au-delà des mots.

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