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La dernière emperox

Cycle/Série : 
Langue d'origine : Anglais
Date de parution : 25/02/2021  -  livre
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La Dernière Emperox

La Dernière Emperox est le tome 3 de la série L'Interdépendance de John Scalzi, après les deux excellents L'Effondrement de l'empire et Les Flammes de l'empire. C'est la première trilogie de l'auteur. Dans les remerciements, ce dernier explique qu'il a tout de suite pensé cette série comme une trilogie en imaginant la fin également.

Rien ne va plus pour l'Interdépendance

L'Interdépendance est un réseau de 48 systèmes peuplés par des humains. Ces systèmes sont tous gouvernés par un Emperox et ils sont surtout reliés par le Flux. Le Flux est un ensemble de réseaux permettant de voyager vite entre les mondes, permettant ainsi le commerce, mais aussi de rendre ces mondes viables. En effet, les planètes sont des villes sous dômes créées pour les besoins humains, et alimentées grâce aux voyages spatiaux permis par le Flux. Une seule planète fait exception, le Bout, appelée ainsi car elle est située au fin fond du réseau.Le flux est ainsi vital à l'Interdépendance mais malheureusement, le Flux montre des signes d'affaiblissements certains et va s'effondrer dans les prochaines années. L'Emperox Griselda doit ainsi faire face à une situation inédite et trouver des solutions pour palier l'effondrement du Flux. Elle doit aussi faire avec les diverses trahisons des nobles, surtout celles venant de la famille Nahomapetan, désirant plus que tout s'approprier le trône de l'Emperox. Pour l'aider dans ces taches colossales, Griselda peut compter sur l'aide de 2 personnes proches d'elle: le scientifique Marce Claremont devenu très proche de Griselda, et Kiva Lagos qui appartient à l’une des plus grandes famille de marchands de l’interdépendance.

Cette fois c'est la fin

Conclure une trilogie n'est jamais chose aisée, surtout après deux tomes très réussis. John Scalzi s'en tire avec les honneurs, offrant une fin à la hauteur du reste avec un final époustouflant et tout en émotion. Cette trilogie met en scène une catastrophe annoncée et inévitable, en imaginant la réaction des puissants devant ce bouleversement. On imagine sans trop de difficultés la transposition d'un tel événement dans notre monde avec une catastrophe climatique par exemple. Les réactions des personnages appartenant au monde des puissants sont tout à fait crédibles, la soif de pouvoir de certains dans n'importe quelle circonstance également. Chacun cherche le profit personnel, même si c'est au détriment de la mort de milliers de personnes. John Scalzi nous offre un cocktail mêlant space opera, personnages bien campés, actions, intrigues, humour, critique sociale et dialogues enlevés. Et ça fonctionne toujours aussi bien. Le seul défaut à signaler serait que ça se lit trop vite et qu'on en veut encore! Surtout que l'auteur nous offre plusieurs scènes d'anthologie dans cette trilogie.

La dernière Emperox conclut ainsi de belle manière cette trilogie de l'Interdépendance. On y retrouve tous les atouts qui font le succès des précédents romans de John Scalzi: de l'action, de l'humour, des personnages bien construits, un style fluide et un fond solide. Pour ceux qui n'auraient pas encore craqué, c'est le moment, la trilogie est terminée et offre un véritable plaisir de lecture!

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