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La Grande Evasion - Asylum

Serge Lehman (Scénariste), Cyril Saint Blancat (Coloriste), Dylan Teague (Dessinateur)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 05/03/2014  -  bd
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La Grande Evasion - Asylum

Serge Lehman est au scénario d’Asylum. Auteur et scénariste prolifique depuis les années 90, il est connu aussi bien pour son talent d’écrivain (F.A.U.S.T. notamment), que pour son talent de scénariste BD (La Brigade Chimérique, Masqué…). Notons aussi son adaptation cinématographique de l’excellente trilogie Nikopol d’Enki Bilal.

Dylan Teague est un dessinateur débutant anglais ayant déjà collaboré avec Christophe Bec (Le Casse – Diamond) avant de se lancer avec Serge Lehman dans l’album Asylum.

Une prison bien particulière.

La prison d’Asylum est peuplée de criminels classés en fonction de leur comportement psychologique.  Pour les encadrer, toute une équipe de robots est présente, et est soumise aux ordres de Pastor. Cette entité règne sur la prison comme un roi sur son royaume, et son régime strict et violent tient en respect toute velléité de rébellion depuis 80 ans.

Mais quand l'un des détenus, Mark-11, va découvrir l’existence du monde extérieur, son désir de liberté va l’amener à tenter le tout pour le tout…

Oppressant.

L’histoire se passe dans un univers carcéral oppressant, situé sous terre, sans ouverture sur le monde extérieur. Les prisonniers ne soupçonnent pas l’existence du monde au-dessus d’eux, et une certaine anarchie règne dans la prison : les meurtres et les agressions sont monnaie courante. Naturellement, tout est régulé par Pastor et son armée de robot, pour mieux servir ses intérêts et ses recherches immorales.

L’ambiance souterraine et étouffante est bien transmise, et le lecteur se verra embarquer avec ces criminels dans les tréfonds de la prison. Le dessin sert à merveille l’histoire et accroche d’autant plus qu’il est parfaitement réussi. L’album tiendra en haleine le lecteur jusqu’à la dernière page. On regrettera néanmoins quelques questions laissées en suspens, ainsi que des détails qui auraient mérité d’être davantage développés (la psychologie de certains personnages, l’entité Pastor) pour que l’ensemble de ce one-shot puisse emporter totalement l'adhésion.
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