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La Légende de la Toison d’Or

Didier Thimonier (Illustrateur de couverture), Bernard Simonay ( Auteur)
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/01/2005  -  livre
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La Légende de la Toison d’Or

Il y a des livres pour l’été. Non pas moins bons ou plus faciles que ceux que l’on lit durant l’année (selon de bonnes théories pédagogiques, j’aurais tendance à dire qu’il vaut mieux réserver les lectures ardues durant les mois de fainéantise, bande de bons à rien !) mais plus propices à ces petits voyages dont on a besoin dans une ville surchauffée ou sur une plage bien polluée…

Il y a aussi la nostalgie des Contes de Claude Seignolle (vous savez, cette série déclinée en 23 tomes qui regroupaient légendes de toutes régions, éditée en 1979 et rééditée par l’Omnibus) et l’année de sixième où on a lu Le Minotaure et l’Odyssée.

L’été des Angélique pour les filles… Que ça chez les grands-parents, avec tout Marcel Pagnol… Robinson Crusoë pour tous…

Et Ulysse.

Et Jason. Un héros bien plus palpable que cet Ulysse perdu au milieu des flots. Rassurant, la quête. Un vieux thème. On le connaît.  Zeus a offert un bélier immortel dont la toison a été conservée en Colchide.  Jason, héritier d’Iolcos, doit la retrouver pour prétendre au trône qui devrait lui revenir de droit.

Bernard Simonay, par ailleurs auteur de La Terre des Morts et du Secret Interdit, a choisi Jason. C’est un bon choix. Il y a pléthore de grands héros à ses côtés, dont le malheureux Orphée avant sa descente aux enfers, Héraclès, le demi-dieu et tous les Argonautes.

J’aimerais vous parler du style. Déblatérer sur la finesse du lexique, ergoter sur l’éloignement du véritable mythe. Vous expliquer l’origine d’Atalante.

Faire preuve de…professionnalisme ?

Mais j’ai lu ce livre à Brehat, face à la mer, couchée dans la lande. Et c’est vrai, mon esprit critique s’est endormi. Plus envie de dire si c’est un grand livre, un bon livre. Mon œil a vogué vers les vagues bretonnes, sans sirène, en s’éloignant prudemment des fougères qu’on dit bourrées de lutins vengeurs. J’ai vu Jason et les Argonautes sur le papier et j’ai attendu qu’on m’appelle pour le goûter.

Les enfants aimeront ce livre et iront chercher dans d’autres recueils mythologiques si Médée a vraiment tué ses enfants. Si Bernard Simonay n’a pas un peu édulcoré la cruauté des mythes grecs.

Les adultes vogueront peut-être un moment, s’ils oublient leur souci d’exactitude et cherchent, le nez plongé dans les pages, la voix qui les appellera pour le goûter, avant de laisser leur livre, sur le plaid, sans s’inquiéter de ce que le sable et le sel y feront.

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