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Date de parution : 22/08/2019
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La marque du corbeau (Blackwing T1)

Premier roman du britannique Ed McDonald, et premier roman de la série Blackwing (Raven’s Mark en VO), publié le 27 juillet 2017 sous le titre La Marque du Corbeau. La traduction française de Benjamin Kuntzer paraît le 18 avril 2018 chez Bragelonne.

Un univers aux airs de western

Dans ce récit de dark fantasy écrit à la première personne, c’est la voix du capitaine Aile Noire Ryhalt Galharrow qui résonne. Évoluant dans un univers aux airs de western qui m’a rappelé La Tour Sombre de Stephen King, cet homme désabusé, physiquement marqué par les combats qu’il a menés, assure sa subsistance grâce aux primes proposées lors de chasses assez particulières qui le conduisent dans la Désolation, cette étendue dévastée par une magie ancienne et puissante, traquant les bêtes avec ses fidèles compagnons, Tnota le navigateur et Nenn la bretteuse au caractère bien trempé.

Ici, la magie des Fileurs est possible grâce aux rayons des trois lunes qui éclairent cette terre, lumière qui permet d’alimenter l’arme qui tient à distance les agresseurs du territoire, les Rois des Profondeurs. Ces derniers s’opposent dans un conflit sans âge aux sortes de divinités qui veillent sur ce monde, ou qui semblent l’avoir abandonné, selon le point de vue des hommes qui se retrouvent au milieu de cette guerre, vulgaires pions inutiles et sacrifiables pour servir les intérêts de ces dieux.

Un excellent premier roman

La magie n’est pas la seule manière de combattre, de se défendre. Le lecteur assiste à de formidables combats entre épéistes, décrits avec réalisme et force détails. L’auteur, pratiquant cette discipline, met toute son expérience dans ses descriptions, rendant les scènes très immersives. Ajoutez à cela un narrateur à la psychologie torturée, vous obtenez un récit sombre et violent, mais tellement bien écrit pour un premier roman ! On se laisse happer dans cet univers où les créatures mentionnées ne donnent vraiment pas envie de se trouver sur leur chemin même si on ne sait pas à quoi elles ressemblent. On se laisse prendre au pessimisme, au défaitisme parfois du narrateur alors même qu’il ne rate pas une occasion pour faire le bien l’air de rien dans ce monde brutes et de désillusions, sans y croire lui-même, mais le faisant parce qu’au fond, c’est ce qu’il est et que ce monde, aussi corrompu soit-il, n’est pas parvenu à le corrompre lui.
 
De la dark fantasy comme je l’aime!

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