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La Montagne sacrée

Yves Swolfs (Scénariste), Giulio de Vita (Dessinateur), Sophie Swolfs (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/05/2004  -  bd
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La Montagne sacrée

Elevée par son père, un vieil acteur indien sur le retour, Mary décide de fuir le luxe de leur villa californienne pour faire un "retour aux sources" sur la terre de ses ancêtres. Après avoir emprunté la carte de crédit et la Mercedes de sa belle-mère, elle entraîne un camarade dans sa fugue. La virée adolescente va tourner en tragédie. C'est à Las Vegas que les choses tournent mal avec un couple avide de sensations fortes. Le road-movie sordide est en place, c'est à Healer d'intervenir dans son rôle d'ange gardien.

Pubs et dessins animés

Giulio De Vita a beaucoup travaillé en Italie en réalisant des publicités, des vidéo-clips, des dessins animés.. En 1998, il rencontre Corteggiani et réalise Les Ombres de la Lagune chez Soleil. En janvier 2001, paraît le deuxième album de la série du Décalogue, orchestrée par Frank Giroud, une grande fresque menée sur dix albums (à paraître en trois ans) avec dix dessinateurs différents. Joseph Béhé tenait les rênes du dessin du premier album : Le Manuscrit et Giulio De Vita ceux du second : La Fatwa, parus dans la collection Grafica, chez Glénat.

Yves Swolfs est né à Bruxelles, le 24 avril 1955. Au cours de ses études artistiques à l'institut Saint-Luc de Bruxelles, il fait paraître, en 1978, sa première BD dans le second volume du Neuvième rêve. En 1980, il crée Durango un western spaghetti qui compte à présent 13 titres chez Alpen. En 1987, il aborde le genre historique en assurant l'écriture des scénarios de la série Dampierre (Glénat), une série se déroulant durant la guerre de Vendée, dessinée par Pierre Legein. En 1994, Yves Swolfs signe une nouvelle série fantastique chez Glénat : Le Prince de la Nuit. Par la suite, il scénarise Black Hills, un western dessiné par Marc-Renier. En mai 2000, il imagine les aventures de Vlad avec Griffo au dessin (dans la collection Troisème Vague chez Lombard).

Décevant

Le dessin de Giulio De Vita est toujours bien. On prend du plaisir à voir ces ambiances qui apportent au récit un vrai dynamisme. Quant à Yves Swolfs, il confirme sa maîtrise de l'art de construire des récits d'aventures solides et palpitants. Mais la série a perdu de son charme. Tout d'abord, il n'y a presque plus de fantastique dans l'histoire. On se retrouve avec une banale histoire de fugue. Le héros visionnaire n'a presque plus de vision et devient un vulgaire détective privé. C'est dommage car on assiste peut-être à la transformation d'une série fantastique prometteuse en une série policière banale.

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