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La variable de Berkeley

Nicolas Fantini ( Auteur), Fred Blanchard (Illustrateur de couverture)
Langue d'origine : Italien
Aux éditions : 
Date de parution : 31/03/2001  -  livre
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La variable de Berkeley

Ahram Lee Coxie, un grand dur au cœur tendre se voit proposer deux contrats mirifiques le même jour. D’abord un nain l’embauche au nom d’un certain Xavier pour une enquête sur l’assassinat d’un chef de secteur de l’anneau –1. Ensuite, le chef intérim de la Sécurité débarque en force chez lui pour lui confier la sécurité du surintendant Shuster. Rapidement, la Sécurité lui envoie une assistante, la très belle Sabi. Les pistes affluent également :  Xavier lui confie un holo sur un projet d’un édifice consacré au dédouanement des denrées coloniales situé dans le secteur du chef assassiné. Dans le document que lui remet  Sabi sur le premier meurtre perpétré dans la Clinique, il reconnaît une prostituée croisée par hasard. Mais il est pris de vitesse par la mystérieuse assassine qui déforme un mur et tranche Shuster en deux.

La coupable,  première victime

Au bout d’une enquête semée de meurtres invraisemblables, Ahram découvre que cette tueuse aux pouvoirs étranges a peut-être été manipulée. Pour qu’il la combatte mieux, des instances supérieures ont décidé de lui faire subir le même sort. Mais de même qu’ils n’avaient pas prévu la rébellion de la première cobaye, les manipulateurs ne se doutaient pas qu’en créant une ressemblance, ils déclencheraient plus de compréhension et de sympathie que de volonté de destruction. Et même si Ashram a maintenant le pouvoir de résoudre en un éclair les équations qui définissent le réel, quelques données de l’affaire lui échappent encore…Certains semblent d’ailleurs déterminés à ce qu’il disparaisse avant de démêler le fin mot de l’histoire.

Plus une superproduction à l’américaine qu’une réflexion berkeleyenne

A mi-chemin entre Matrix et un cyber polar, ce roman ravira peut-être les fans de ces genres qui se délecteront des rebondissements de l’action. Les autres déploreront les fausses pistes données par l’auteur et surtout tous les clichés accumulés dans l’intrigue et l’ambiance. Le héros est devenu un grand rustre suite à un traumatisme sentimental, il  découvre qu’il a été traité en pion, la veuve est une intriguante, la société a traversé bien des crises et turbulences, l’homme est mécanisé, le langage infesté de termes techniques, la ville est sectorisée. Même l’humour repose sur des banalités. Malgré la caution de Berkeley évoquée, Fantini donne plus dans la super production américaine avec effets spéciaux et figurants monstrueux que dans l’opuscule spirituel ou philosophique.

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