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L'année 2026 d'Emilie Querbalec
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L'année 2026 d'Emilie Querbalec

Autrice de science-fiction, Emilie Querbalec a publié trois romans depuis 2020 : Quitter les monts d'automne, Les Chants de Nüying et Les Sentiers de recouvrance. Elle nous parle de ses projets.

 

Actusf : Quels sont tes projets sur 2026 ?
Emilie Querbalec : 2026 sera pour moi une année de « slow writing ». L’année dernière j’avais même envisagé d’arrêter d’écrire, c’est pour te dire ! Mais d’abord je voulais terminer le manuscrit Les Jardins du Temps, car ça me tenait vraiment à cœur. J’avais aussi entamé un autre projet, mis en pause pendant presque un an, et sur lequel je travaille en ce moment. Ce n’est pas de la SF car ce que je veux raconter nécessite que je change de registre. Bon, mais finalement, on ne se refait pas. J’ai commencé récemment à me documenter sur un sujet qui me passionne totalement, et cela devrait déboucher sur un projet très science-fictif.  D’habitude, je construis mes mondes en même temps que l’intrigue et les protagonistes, tout vient en même temps. Mais cette fois c’est différent : l’univers est en train de se structurer dans mon esprit alors que je n’ai qu’une très vague idée des personnages qui vont l’animer. Comme le thème est assez complexe, je ne sais pas encore quand je me sentirai prête à m’engager dans l’écriture proprement dite. Probablement quand j’aurai mis la dernière touche au projet qui m’occupe actuellement.

Actusf : Est-ce que tu vas avoir une / des parutions ? De quoi sagira-t-il ? Sur quoi tu travailles sinon ? Et quelles seront tes prochaines dédicaces ?
Emilie Querbalec : Cette année, j’ai deux parutions : Les Sentiers de Recouvrance qui paraîtra au Livre de Poche le 28 janvier, et en avril ce sera Les jardins du Temps, chez Albin Michel. Avec une illustration de couverture réalisée par la merveilleuse Anouck Faure.

Avec Les Jardins du Temps, on repart du côté du Japon, pour un voyage qui devrait vous transporter littéralement hors de notre espace-temps.

Et pour les dédicaces ou les salons, je n’ai pas encore toutes les dates, je les communiquerai quand j’en saurai plus.

Actusf : Et la question bonus :) Est-ce que l'imaginaire peut avoir un effet sur le réel ? Et si oui comment ?
Emilie Querbalec : C’est quoi, le réel ? Bon, mais si la question est de savoir si je crois que nos histoires peuvent agir sur le monde dans lequel on vit, la réponse est oui. En fait, toutes les histoires ont un impact, pas seulement les fictions qui relèvent des genres de l’imaginaire. Les histoires de vie, celles que l’on voit défiler dans des « stories » sur les réseaux sociaux, les « reels », les histoires que l’on lit dans le journal, dans un essai, un discours, celles que l’on entend à la radio ou à la télévision… Tous ces récits se déposent dans notre inconscient et vont avoir un effet sur nos pensées et nos émotions, nos rêves ou nos aspirations, et ainsi modeler notre façon de juger d’une situation, et de nous projeter dans le monde présent ou à venir. Or notre espace informationnel est saturé d’histoires terribles, qu’elles soient réelles ou imaginaires. Cela n’aide pas vraiment à voir les choses avec clarté, à mon sens.

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