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Le Barbare

Grzegorz Rosinski (Dessinateur), Jean Van Hamme (Scénariste), Graza (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/10/2002  -  bd
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Le Barbare

Le très connu Grezegorz Rosinski est né à Varsovie en 1941, très tôt il découvre la Bande dessinée grâce au journal Vaillant et sa voie est dès lors toute tracée. Avant même de quitter l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie, il réalise ses premières Bandes dessinées et une fois son diplôme en poche, il multiplie son travail chez différents éditeurs. En 1976, il rencontre Jean Van Hamme et André-Paul Duchâteau avec qui il sympathise et avec qui il connaîtra la gloire grâce aux séries Thorgal et Hans. Le premier épisode de Thorgal, La Magicienne trahie, est prépublié dans le journal Tintin en 1977. La série se poursuit depuis avec toujours autant de succès. Trois ans plus tard, Duchâteau et lui créent Hans, mais accaparé par Thorgal, Rosinski confie les dessins à son compatriote Kas à partir du sixième opus. Les bandes dessinées les plus marquantes de son œuvre sont sans contexte Le Grand Pouvoir du Chninkel (Casterman), une réécriture de la Bible version héroïc fantasy qu'il a réalisé avec son complice Van Hamme, et Western (Le Lombard), toujours avec Van Hamme, qui narre le destin tragique d'un jeune homme dans l'Ouest américain. Signalons aussi la sortie en intégrale chez Dargaud de la série La Complainte des Landes perdues avec Dufaux au scénario .

Jean Van Hamme est un habitué des séries à succès, mais il n'est venu que tard au scénario de Bande dessinée. Il a d'abord fait des études d'économie politique et quatre licences universitaires, puis il a poursuivi pendant douze ans une carrière dans le marketing et parallèlement il se lance dans le métier de scénariste. Grâce à sa femme, il rencontre Cuvelier pour qui il écrit son premier scénario, Epoxy. Puis, c'est une longue suite d'albums et de collaborations qui voient le jour et en faire l'énumération serait fastidieuse tant Van Hamme a pu écrire. Sa première récompense, le prix Saint-Michel du meilleur scénario réaliste, il l'obtient grâce à l'album Histoires sans héros dont Dany assure les dessins. Ses plus grands succès il les doit aux séries Thorgal, XIII et Largo Winch (conçue d'après ses propres romans). Après la mort de Bob de Moor en 1992, il est nommé président du Centre Belge de la Bande Dessinée.

Prisonnier !

Thorgal et sa famille ont été capturés par des marchands d'esclaves, ils sont emmenés de force dans une nouvelle région aux allures de province romaine. Achetés par l'intendant du gouverneur, Thorgal et Tiago doivent participer à une chasse à l'homme, ils deviennent les gibiers des jeunes nobles de 18 ans qui doivent prouver leur " bravoure " et leur habileté au tir à l'arc. Mais la chasse ne se passe pas comme prévue et Thorgal parvient à en changer la donne. Comme le veut la tradition, il est affranchi mais un nouveau défi l'attend, il doit trancher les liens de son ami Tiago avant que celui-ci ne soit brûlé par les flammes du bûcher. Impressionné par son exploit, le gouverneur le prend à son service, avec sa famille, pour entraîner son fils Héraclius avant une grande compétition qui se déroule chaque année en présence du Prince.

On aime... encore

Et un Thorgal de plus, et à chaque fois la même question " je l'achète ou je ne l'achète pas ? ". Et comme d'habitude, ce cruel dilemme se résout par " je l'achète, on verra bien ! ". Si les derniers albums étaient franchement décevants et qu'ils font regretter l'argent dépensé, celui ne provoque pas la même réaction. On retrouve dans cet album le meilleur de la série et comme d'autres l'ont déjà signalé, le scénario a de nombreux traits communs avec celui des Archers. Van Hamme réutilise de nombreux éléments de ses précédents albums, les concours, Thorgal séparé de sa famille, ses défis à la Guillaume Tell, les méchants et cruels nobles… Que du déjà vu et pourtant cette fois, la recette fonctionne mieux. Peut-être est-ce du au dessin plus appliqué de Rosinski ? Ou à une certaine habitude du lecteur qui sait pourquoi il achète cette série et sait d'avance ce qu'il va y trouver. On lit Thorgal comme on lirait un roman feuilleton qui ne finirait plus, au fur et à mesure on s'est attaché au héros, à sa famille, à ses aventures… Il n'y a plus d'enthousiasme mais une sorte de nostalgie trouble.

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