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Le Messager des Dieux

Jaouen Salaün (Dessinateur), Julien Blondel (Scénariste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/08/2008  -  bd
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Le Messager des Dieux

Julien Blondel est un artiste, branché sur les musiques électroniques et amateur de jeux de rôle. Il en fait d'ailleurs son métier, comme rédacteur en chef de magazine et en écrivant des scénarios. Ceci l'amène à s'intéresser à la bande dessinée. Il se fait rapidement remarquer et signe avec plusieurs maison d'édition, dont Soleil.
Jaouen Sälaun dessine ses premiers albums avec la série Nova. Auparavant il travaillait pour diverses maisons comme Nathan, Le Seuil ou Casus Belli.

Passé, présent, avenir...

Le calme est de retour sur la cité. Les émeutiers sont châtiés et, miracle, les Dieux eux-mêmes sont en route vers la planète. Tout doit être prêt pour leur arrivée.
Pourtant, le grand-prêtre a le cœur lourd. Sa fille a disparu en mer, ou s'est enfuie vers le territoire maudit avec les survivants insurgés. Une expédition, lancée pour la retrouver, va se trouver aux prises avec des forces surgies du passé qui, bien que n'utilisant pas de technologie ni de robots, est en mesure de rivaliser avec les meilleurs éléments. Que se cache donc dans les terres interdites ?
Pendant ce temps, les Dieux approchent. Enfin, leur visage va être dévoilé, leur réalité affirmée. Et s'ils n'étaient pas ce que l'on imaginait ?

Sympathique

Cette petite série est loin d'être une révolution dans le space-opéra ou dans les aventures humaines sur des planètes lointaines. La situation décrite – des dirigeants fanatiques et puissants face à des rebelles en guenilles – a souvent été utilisée. De même que la notion de décadence, de perte de connaissance de l'espace et de la technologie.
Pourtant, il y a un côté frais et tendre dans Nova. Peut-être est-ce la référence voulue à l'antiquité et aux héros grecs qui change le ton de cette histoire ? Ou alors le temps et le détail pris à décrire et présenter les lieux, les personnages et les situations ? Toujours est-il que l'album se laisse lire sans difficulté.

Le dessin aussi présente cette ambiguïté entre modernité et antiquité. Les corps des hommes, les vêtements et les immeubles sont là pour faire un pont vers notre passé tandis que les couleurs et le traitement des scènes est plus actuel, plus vif et plus jeune que les tracés.
Nova semble aller doucement son chemin, mais la pirouette finale qui relance le suspens et change toutes les données de l'aventure donne envie de continuer à suivre les héros dans le prochain tome.
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