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Le Visage Vert n°5

Philippe Jozelon (Illustrateur interne), Philippe Riviale (Illustrateur interne), Xavier Legrand-Ferronnière (Anthologiste), Les frères Grimm ( Auteur), Henrique Alvim-Corrêa (Illustrateur interne), Max Beerbohm (Illustrateur interne), Brinsley Le Fanu (Illustrateur interne), Carlo, C. Guibert (Illustrateur interne), Hokusaï (Illustrateur interne), Albert Robida (Illustrateur interne)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 30/09/1998  -  livre
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Le Visage Vert n°5

Il peut sembler aux " non littéraires " que lire des analyses des textes qu'ils viennent d'apprécier est très scolaire (la résurrection des tortures analytiques élaborées par des professeurs de français plus ou moins inspirés, en quelque sorte). Mais la lecture de textes expliquant et présentant les hypothèses sur le sens des récits éclaire les nouvelles et les auteurs d'un jour nouveau, permettant de repérer et de comprendre les détails qui avaient échappé au lecteur. On en ressort avec l'impression d'avoir compris un peu plus, de faire partie des initiés qui sont capables de décrypter les signes et symboles, sans cependant que l'effort ne soit très important, tant que les explications sont claires et abordables.
La revue littéraire spécialisée Le Visage Vert propose des textes originaux, peu évidents à trouver par ailleurs à moins de les rechercher spécifiquement et des analyses poussées bien que restant très claires qui permettent même au néophyte curieux de s'y retrouver. A essayer sans attendre…

Un numéro 5 particulièrement dense

Schalken le peintre, de J. S. Le Fanu, est un très bel exemple de sa production, une nouvelle très visuelle qui utilise le non-dit de manière virtuose. La nouvelle est complétée par une longue mais néanmoins très intéressante analyse de Gaïd Girard.
Un codicille, de Hugh Conway, l'un des premiers auteurs de " romans de gare " mêlant fantastique et mystère, met en scène un avocat, son client, et des héritiers plutôt rapaces… La traduction est de l'écrivain Auguste Blondel.
Une présentation de la vie et des écrits de Carl Wilhelm Salice Contessa par Elisabeth Willenz est suivie par un conte de l'auteur, Le repas d'adieu, où d'étranges convives vont venir troubler une famille déjà bien frappée par le sort.
Michel Meurger nous rappelle qu'avant d'être immortalisé dans le Faust de Goethe, le mont Brocken du massif du Harz, en Allemagne, possédait une tradition démonologique qui remonte au moins jusqu'aux procès de sorcellerie de la fin du XVIe siècle. Trois textes sont proposés pour aller plus loin dans l'une des légendes du mont : Le chercheur de trésors, de Johann Karl August Musäus, un conte enjoué, dont une version plus sombre a été écrite par Walter Scott (Les aventures de Martin Waldeck) et enfin l'une des traditions d'origine recueillie par les frères Grimm, La " Spring-Wurzel ". Une remise dans leur contexte de ces textes par Xavier Legrand-Ferronière les précède.
Deux présentations par François Duclos, l'une sur Edouard Letailleur, auteur de romans d'avant la Seconde Guerre Mondiale mêlant mystère et épouvante, et l'autre sur Carlo, illustrateur de romans de flagellation dont l'identité aujourd'hui encore mystérieuse est révélée ici.
Michel Meurger fait dans Wells et les Tripodes une présentation des illustrations qui ont accompagné les différentes éditions de La Guerre des Mondes De H. G. Wells, avec une insistance particulière sur les aspects de la technologie des envahisseurs et donc sur les illustrations de celui qui les a le mieux saisies : H. Alvim-Corrêa.
Un court texte de Washington Irving et Walter Scott, Le Roi des Chats, relate une soirée chez ce dernier.
Enfin un cahier critique fourni clôt ce numéro.
Une bonne cuvée d'une revue déjà excellente en général.

 

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