- le  

Lexipolis

Juan Gimenez (Dessinateur), Richard Malka (Scénariste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/10/2011  -  bd
voir l'oeuvre
Commenter

Lexipolis

Richard Malka est né en 1968. Avocat au barreau de Paris, on lui doit également plusieurs bandes dessinées,  notamment  L'ordre de Cicéron avec Paul Gillon (Glénat), mais aussi Section financière avec Andrea Mutti (Vents d’Ouest). Il change cette fois de registre en signant une histoire de science-fiction.

Il est accompagné au dessin par Juan Gimenez, dessinateur argentin qu’on ne présente plus, et à qui on doit entre autres La caste des Méta-Barons, en collaboration avec Alexandro Jodorowsky.

Une utopie à l’échelle de l’univers…

2814 de l'ère galactique. La galaxie est divisée en sept planètes vouées à une fonction unique : ordre, guerre, jouissance, échange, spiritualité, créativité, travail. Ce système permet à la galaxie de vivre en paix. A l'âge de sept ans, chaque enfant effectue un test et se trouve affecté, selon ses résultats, dans l’une de ces voies. Après quatorze années d’apprentissage, il se rend sur la planète qui lui est attribuée. Loth Lungren vient d'avoir vingt-et-un ans mais rate son départ de peu.  Condamné pour cette faute, il parvient à s’enfuir avec la belle Jezréel, une autre "criminelle"…

Mais à quel prix ?

Cette série nous présente un univers particulièrement original. Divisé en autant de planètes, le système a un côté utopique : plus de guerres, les hommes peuvent se consacrer aux activités qui leur conviennent le mieux. Mais l’auteur nous le présente par l’autre bout de la lorgnette : cet univers a aussi des imperfections, et le héros va en faire les frais… Ce qui va bien entendu déclencher des événements inattendus, et mettre à mal l’ordre instauré par sept guides immortels. L’humour est aussi de la partie, avec un héros complètement dépassé par les événements, et qui multiplie les gaffes.

Le récit démarre en douceur pour mieux enchaîner les péripéties ; quelques questions restent en suspens, et ce premier tome remplit à merveille son rôle d’exposition, le lecteur a toutes les cartes en main pour appréhender la suite. Le métier d’avocat du scénariste n’est sans doute pas étranger au déroulement de l’histoire, et on découvre ainsi le système sous sa facette judiciaire, avec ce qu’il peut avoir d’absurde. Le dessin de Gimenez, s’il a un côté parfois un peu sec, est toujours aussi soigné et précis, et il est parfaitement adapté à l’univers imaginé par Richard Malka.

Une série qui démarre fort, et qui possède un univers visiblement riche dont on attend les développements avec impatience !

Genres / Mots-clés

Partager cet article

Qu'en pensez-vous ?