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Lord Faureston

Alain Ayroles (Scénariste), Bruno Maïorana (Dessinateur), Thierry Leprévost (Coloriste)
Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : 
Date de parution : 31/12/2008  -  bd
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Lord Faureston

Alain Ayroles est un scénariste particulièrement connu pour deux séries, Garulfo et De capes et de crocs, où il traite des contes de fées et du théâtre sur un mode humoristique, afin de mieux les détourner. Il retrouve pour une nouvelle série sur le thème des vampires le dessinateur Bruno Maïorana et le coloriste Thierry Leprévost.

Un chasseur

L’explorateur Richard Drake, de retour d’une expédition en Afrique, passe son temps dans les bals de la haute société victorienne. Au hasard d’une de ces soirées, il tombe fou amoureux de Miss Catherine Lacombe, charmante lady au fort caractère. Mais cette dernière est aussi convoitée par le jeune Lord Faureston, un homme bien mystérieux.

Un scribe employé dans une banque se mue quant à lui en chasseur de vampires dès son travail terminé. Ce dernier et Richard Drake finissent par s’allier pour protéger Catherine Lacombe du monstre.

Un vampire mystérieux

Le début du récit se concentre sur la description de la société victorienne, et sur le décalage entre celle-ci et l’explorateur Richard Drake, qui peine à retrouver des manières policées. Son attitude ne va pas sans heurts, et ne laisse pas indifférent les femmes qu’il côtoie. Les couleurs sont chaudes, le côté festif et sanguin de l’explorateur renforcé. A contrario, les scènes où le vampire intervient sont plus sombres, avec des couleurs froides. Le contraste entre deux mondes différents est bien rendu par les dessins. On passe de l’atmosphère chatoyante des salles de bal au côté plus sombre des rues. Maïorana joue sur la lumière et le clair-obscur au centre de cet album, les différents protagonistes passant d’un état à l’autre sans limites claires.

Les éléments d’humour sont aussi présents, mais beaucoup moins mis en avant que dans les séries précédentes des mêmes auteurs. L’humour transparaît surtout dans les décalages avec la société et certaines situations incongrues. Les répliques sont comme d’habitude soignées, et Alain Ayroles cède volontiers aux envolées théâtrales. Les dialogues, aidés par les dessins, contribuent aussi à bien identifier les personnages, tout de suite reconnaissables.

À une période où fleurissent les histoires de vampires, il est encore difficile de dire si cette série sortira du lot. Malgré une ambiance intéressante, une histoire maîtrisée dans un environnement victorien décadent très bien retranscrit, ce premier volume reste trop convenu, même si les quelques décalages introduits peuvent laisser espérer une variation intéressante sur le thème du vampire.

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