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Date de parution : 23/05/2019
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Régis Hautière - L'orphelin de Perdide 1 : Claudi

Adapter un roman et un film culte

Stefan Wul a écrit beaucoup sur une courte période, les années 1956-59, tout en marquant énormément son lectorat (Laurent Genefort, l’auteur d’Omale, revendique son influence). Paru en 1958, L’orphelin de Perdide bénéficia en 1982 d’une adaptation en dessin animé par René Laloux avec des « design » de Moebius et des dialogues de Jean-Patrick Manchette (l’illustre auteur de romans noirs dans les années 70, l’homme de La position du tireur couché). Autant dire que choisir de l’adapter à nouveau peut être casse gueule. Régis Hautière, scénariste d’Adam Clarks et de La guerre des lulus a choisi de relever le défi en compagnie d’un dessinateur espagnol, Adrian Fernandez Delgado. Ancien designer, il a publié Le corbeau noir, Ush 1 à 3 pour la maison d’édition Ankama. Reste à voir maintenant si le résultat en vaut la chandelle.

L’enfant perdu sur une planète hostile

Claudi a suivi ses parents Claude et Martha sur Perdide, une planète assez inhospitalière. Leur ami Max, contrebandier, n’est d’ailleurs pas à l’aise en les quittant. Peu après son départ, la ferme de Claude est attaquée par des frelons géants. Martha a juste le temps de filer avec Claudi dans un aéroglisseur, Claude se sacrifiant pour attirer les bestioles. Après un accident, Martha fait partir Claudi sur son animal familier, Sami et se sacrifie à son tour. Mais elle a enregistré un message pour Max, à qui elle a donné un émetteur en forme d’œuf à son départ. Claudi hérite de l’autre exemplaire. Max décide de venir chercher l’enfant. Il trouve l’aide d’un vieux mécanicien, Silbad, qui a vécu sur Perdide. Mais combien de temps Claudi va-t-il tenir seul sur Perdide ?

 

Un premier tome encourageant

 

Beaucoup de lecteurs nés dans les années 70 et 80 ont en souvenir le dessin animé de René Laloux et Moebius, sans compter bien sûr tous ceux qui ont lu le roman, parfois maladroit et souvent poétique. Au niveau du scénario de ce premier tome, Hautière reste fidèle à l’esprit de Wul (plus que Laloux). Quant au dessin, disons qu’il est moderne, influencé par le manga dans son découpage, parfois aussi dans le design des personnages. Cela peut agacer. Reste l’histoire, intemporelle, dont on connait le dénouement et qui pourtant fonctionne toujours. Alors tentons le coup, cher lecteur. Wul est toujours là.

 

Sylvain Bonnet

 

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