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Majestrum

Cycle/Série : 
Langue d'origine : Français
Aux éditions : Collection :
Date de parution : 31/01/2009  -  livre
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Majestrum

L’Atalante poursuit la traduction des œuvres de l’étonnant Matthew Hughes. Majestrum est le deuxième tome du Cycle de l’archonat succédant au Brillion noir. En réalité Majestrum est également une nouvelle saga soutitré en V.O " Livre premier des Contes de Henghis Hapthorn". Le second et troisième livre s'intitulent The spiral Labyrinth ( septembre 2007) et Hespira ( prévu en Octobre ).

Sans dessus dessous.

Majestrum change de protagoniste et d’époque. Luff Imbry du Brillion Noir connaîtra une suite avec " The Others" en cours de rédaction. Les deux ouvrages ont toutefois ce point commun d'être des polars en space-opéra. Après l'archtéype de l'enquêteur sera traité celui du détective privé.

Henghis Hapthorn est très doué dans son domaine, un tantinet prétentieux. L'Archonte fera en personne appele à ses services ce qui l'amènera à voyager dans les Dix Milles Mondes. Mais avant d'aborder l'originalité majeure du roman et du héros, il faut resituer le contexte de l'Archonat.

Nous apprenions dans le Brillion Noir comment l'univers alternait entre magie et science  sur des périodes cosmiques. Thème cher à Matthew Hughes qui traitait déjà dans le précédent roman des phénomènes psychiques en les matérialisant. Alors que nous étions encore dans la phase scientifique et celle de la magie un mythe.

Avec Majestrum nous arrivons à l'époque du basculement vers la magie. Matthew Hughes relève ce défi intéressant pour l'imaginaire.  C'est ainsi que des idées déroutantes surprennent dès les premières pages. Henghis Hapthorn a la particularité d'avoir vu - juste avant l'ouverture du roman - son esprit séparé en deux. D’un côté son être rationnel,sa conscience ; de l’autre une entité différente de lui représentant son intuition pure magiquement personnifié. Il est l’un des premiers témoins donc du changement universel. C’est habile de vivre le passage de l’un à l’autre à travers cette situation allégorique au sein du héros. La cohabitation cérébrale (intuition/rationalité) crée des étincelles et n’est pas sans rappeler le binôme hilarant rencontré dans le Brillion Noir. Henghis Hapthorn devra apprendre à composer avec son autre moi. Il apprendra à tirer les fruits de ses deux modes de pensées contradictoires.

Autre phénomène anormal : son intégrateur, un ordinateur riche en informations, est devenu une bestiole hybride posé sur son épaule. C’est donc dans ces conditions délirantes que l’enquête va suivre son cours. Il découvrira surtout l'existence d'un artefact, un ancien livre de magie, clé de compréhension de la bizarrerie mentale dont il est l'objet.

Alors, l’Archonat c’est bien ?

L’auteur nous a prouvé maîtrisé le polar, l’humour et les idées de sf novatrices, il récidive…avec les mêmes petits défauts. Il manque de concision. Est-ce la langue française qui ne s'y prête pas ou son style ? Nous peinons à cerner la richesse de son space opéra à force de détour. Bien que le choix de l’enquête distille du suspens, le punch fait toujours défaut. L’archonat c’est avant tout un univers minutieux et exigeant dans lequel il faut se plonger. Malheureusement nous ne possédons que de trop peu d’éléments sur la dizaine de romans écrits. C’est pourquoi j’invite le lecteur à faire un tour sur le site de l’auteur pour appréhender l'univers plein d'originalité, de dépaysement et d’intelligence de Matthew Hughes.

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