Jeune voix de l'imaginaire, l'auteur du formidable Bouffon de la couronne nous parle de son année 2026 !
Actusf : Quels sont tes projets sur 2026 ?
Thibault Lafargue : Ce début d'année sera consacré à la correction du deuxième tome du Bouffon. En parallèle, je peaufine la structure du troisième et dernier tome, histoire de boucler en beauté cette trilogie qui me tient tant à cœur, même si j'avoue avoir besoin d'une pause avant de retomber dans le bain de la rédaction... L'écriture du tome deux a été un vrai sprint !
Côté cinéma, je sors tout juste d'un tournage et m'apprête à signer pour un nouveau film que j'écrirai cette année également. Sans oublier la préparation de mon premier long-métrage, dont le tournage devrait arriver en fin d'année je l'espère. On croise les doigts !
Actusf : Est-ce que tu vas avoir une / des parutions ? De quoi sagira-t-il ? Sur quoi tu travailles sinon ? Et quelles seront tes prochaines dédicaces ?
Thibault Lafargue : À mes yeux, 2026 sera placée sous le signe de Tirelangue, avec d'un côté la sortie du 3ème tirage du premier volume, et de l'autre, la parution du Bouffon de la Couronne, livre II. Une suite très différente de son prédécesseur, qui explorera davantage l'univers mis en place, tout en confrontant notre héros à un monde qui lui est étranger. La place du rire sera au cœur du récit, ainsi que l'émancipation féminine. Je n'en dis pas plus...
Mes prochaines dédicaces seront à Trolls et Légendes (3,4,5 avril 2026) pour le tome 1, à Paris pour la sortie en avant-première du tome II (mois de Mai, date à venir), puis ce sera au tour des Imaginales du 28 au 31 mai, de Étrange Grande le 20 et 21 septembre et d'une librairie parisienne pour célébrer la sortie officielle du tome 2, début septembre. Sans oublier d'autres événements sur lesquels je ne manquerai pas de communiquer.

Actusf : Et ma question bonus :) Est-ce que l'imaginaire peut avoir un effet sur le réel ? Et si oui comment ? (Doit-il essayer d'en avoir un d'ailleurs).
Thibault Lafargue : Ça me semble inévitable. Même l'imaginaire le plus débridé puise toujours dans le réel pour bâtir ses mondes. C'est ce qui rend fascinante cette littérature de "l'ailleurs", qui raconte si bien notre "ici". Très souvent, le surnaturel, la fantasy ou la science-fiction ne sont que des exagérations ou des relectures de notre propre univers, soumis à d'autres lois, à d'autres points de vue qui éclairent, dénoncent, divertissent tout à la fois. C'est aussi vrai pour les autres littératures bien sûr, mais l'imaginaire a l'avantage de le faire à visage masqué, sous le sceau du dépaysement. J'ai le sentiment que toute œuvre qui marque son lecteur impacte d'une façon ou d'une autre le réel dans lequel il vit. C'est d'ailleurs ce qui fait pour moi la beauté de la lecture : une émotion née d'un espace mental qui peut impacter notre manière de voir le monde, et de nous comporter en société. J'ai la naïveté de croire que si les gens lisaient un peu plus, ils passeraient moins de temps à se disputer.
