Deacon James est un bluesman hanté par sa musique… et des visions de cauchemar. Lorsque sa route croise celle de John Persons, un fou qui prétend que le musicien abrite dans sa tête une graine susceptible de détruire le monde, il choisit de l’ignorer.
Mais voilà qu’à un concert, son saxophone n’invoque pas seulement les hourras du public d’Arkham, mais aussi des monstruosités multi-dimensionnelles.
Pourchassé par ces horreurs et de mystérieux cultistes, Deacon prend ses jambes à son cou, et tombe sur une jeune fuyarde ; comme lui, elle transporte quelque chose de tordu, de dangereux. Tandis qu’ils tentent de quitter Arkham ensemble, la chanson dans la tête de Deacon gagne en force. Il sait que, bientôt, il ne pourra plus l’ignorer…
Blues de fin du monde
Saxophoniste de blues, Deacon James est un musicien errant, hanté par la mort de son père. Un soir, il croise un certain John Persons qui lui dit que sa tête abrite quelque chose de très dangereux. Deacon, effrayé, choisit d’ignorer l’avertissement et s’enfuit. Pour autant, un soir, tandis qu’il joue devant le public d’Arkham, des visions cauchemardesques l’assaillent. Deacon s’effondre. Puis il rencontre une jeune femme, Ana, qui, elle aussi, cache dans sa tête quelque chose de dangereux. Mais Ana n’a pas peur de déclencher la fin du monde. Deacon la laissera-t-il faire ?
Une novella perturbante
Cassandra Khaw est une jeune autrice née à Kuala Lumpur encore peu connue en France. Notons qu’elle a coécrit un roman avec Richard Kadrey, légendaire auteur de Metrophage et de Sandman Slim. Chanter le silence s’inscrit dans le genre de l’horreur, avec des références à Lovecraft mais aussi au monde du blues (rappelons que le légendaire Robert Johnson est censé avoir vendu son âme au diable pour avoir pu écrire ses chansons). Le récit est très bien construit et monte progressivement en puissance. Du très bon : on souhaite que d’autres récits de Cassandra Khaw soient publiés (et vite).
Sylvain Bonnet