Mitch Shelley a vécu des milliers de vies. Et à chaque mort, aussi inattendue soit-elle, il revient… doté d’un nouveau pouvoir. Mais après avoir enfin mené une existence jusqu’à son terme, il se réveille investi d’une mission inédite : sauver l’Univers. Face à lui se dresse à présent un monstre, un ancien commandant d’un camp d’internement de la Seconde Guerre mondiale. Et cet adversaire ne lui est pas inconnu : il est né de ses erreurs passées et dispose d’une version tordue de ses propres pouvoirs…
Sauver le monde, encore et toujours
Il s’appelle Mitch Shelley, il est âgé, mourant… et renaît aussitôt. C’est son long depuis des dizaines de milliers d’années : chaque fois qu’il meurt, il revient doté d’un pouvoir différent lié aux circonstances de sa mort (s’il meurt brûlé, il renait en sachant contrôler le feu etc.). Le voici cependant dans un cas inédit où une entité l’emmène à Samsara, quelque part dans l’éternité, où on voit les rouages de l’univers et du temps. Or, l’univers est en danger, à cause d’un monstre que « Mitch » connait bien : c’est un ancien commandant de camp japonais qui a mangé de sa chair et s’est transformé en une créature dénommée Gashadokuro. « Mitch » alias Resurrection Man va devoir l’affronter. Tout en se remémorant ses existences passées…
Un auteur très prisé
Le scénariste Ram V plaît beaucoup en ce moment. Il faut dire qu’il a signé quelques réussites comme Toutes les morts de Laila Starr, Dawrunner ou la reprise de New Gods. En tandem avec le dessinateur Anand RK (ils ont travaillé ensemble sur Blue in Green), il reprend un personnage mineur de DC créé en 1997 et livre ici un récit ambitieux entre ésotérisme et fantastique, avec quelques surprises. Le graphisme d’Anand RK n’est pas facile, loin s’en faut, paraît très schématique concernant les visages, et peut déplaire. Reste une œuvre assez déroutante qui mérite sa chance.
Sylvain Bonnet