Tova, courrier de troisième classe, livre des paquets à travers le Système solaire et évite soigneusement de s’impliquer dans les activités politiques de sa prestigieuse parenté, qui dirige les cités-États indépendantes de la Lune. Pour arrondir les fins de mois, elle élève de jeunes IA chargées dans de petits corps robotiques, et cette famille choisie – qui n’a rien d’artificielle – s’agrandit d’année en année.
Non loin du Soleil, Tova découvre un vaisseau abandonné dans lequel l’attendent un colis et son défunt livreur, dont elle décide d’accomplir les dernières volontés, sans se douter que cela déclenchera une terrible course-poursuite. Au même moment, sur la Lune, une explosion cause des milliers de pertes humaines tandis que robots et IA désertent les lieux
Toujours se mêler de ses affaires
Le boulot de Tova Lir est simple : distribuer le courrier à travers le système solaire. À bord de son vaisseau, elle élève des jeunes IA et vit sa vie loin de sa famille, une prestigieuse lignée qui dirige des cités-états indépendantes sur la Lune. Mais voilà qu’elle découvre lors d’un trajet retour un vaisseau abandonné, un courrier comme elle avec à son bord… un cadavre. Tova, au fond quelqu’un de sympa, décide de livrer le colis que ce vaisseau courrier acheminait, devenant malgré elle l’enjeu d’une traque tandis que sur la Lune une explosion cause des milliers de victimes. Tova Lir aurait mieux fait de rester dans sa routine.
Un roman distrayant
À l’origine, Destination Soleil était apparemment une nouvelle que William Alexander a transformé en roman (ça rapporte plus, sans doute). On y trouve plein de rebondissements, un peu d’humour, des situations étranges, un peu de réflexion sur les IA. Sans être diablement originale, l’histoire se laisse lire et se révèle très distrayante. C’est déjà beaucoup. En tout cas, William Alexander est sans doute susceptible de fournir de quelque chose de plus consistant à l’avenir et on se le note.
Sylvain Bonnet