Interview de Fabrice Colin

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 A l'occasion de la sortie de l'intégrale de Winterheim chez Pygmalion, Fabiel Clavel a répondu à quelques questions pour Elbakin. 
L'écrivain revient donc sur ce roman mais également l'époque où il a été écrit mais également sa récente collaboration avec Michael Moorcock ou encore ses futurs projets. 

Extrait : 

Citation:
Et voici venir la question bateau qui en plus ne fait généralement guère plaisir, mais… quel chemin parcouru en une dizaine d’années pour toi ! La fantasy occupe-t-elle finalement encore une place importante pour toi, en tant que lecteur, auteur ? 

Eh bien si, justement, c’est une question qui me fait plaisir. Le chemin, ce n’est pas très important. Ce qui compte, c’est d’où on vient. La fantasy, pour moi, c’est l’innocence, c’est la joie, une étincelle qui ne doit jamais s’éteindre. La capacité d’émerveillement propre aux lecteurs de fantasy est une qualité primordiale, peu importe ce qu’en pensent les instances officielles. Vous aimez les grandes histoires, les grands voyages, les sacrifices immenses ? Chérissez ces émotions. L’imagination est ce qui nous sépare des animaux. 
Quand tu entends un chroniqueur du Masque et la plume, sur France Inter, le genre de personne pour qui la fantasy n’existe tout simplement pas, tu comprends ce qu’est la vieillesse, la vraie. Bon, je dis ça mais je ne lis plus de fantasy, bien sûr – disons que je ne cherche plus ma pitance dans ces rayons-là. 
Aujourd’hui, je traque l’émerveillement dans les fissures, les ombres, les angles impossibles. Je lis plutôt Thomas Pynchon et Haruki Murakami. « J’suis snob. »


L'interview dans son intégralité.
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