Jérôme Noirez, les enfants, les livres et l'espace

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L'unité que j'ai ressentie est "l'exorcisme de la peur" -pour moi, c'est elle "l'impératrice"invisible ou au masculin, "le shogun de l'ombre"
- je ne crois pas avoir vu une remarque de votre lectorat en ce sens,
Alors - question : est-ce une démarche de votre part?

Le second problème des gamins vis-à-vis du livre est qu'ils apprennent durant leur scolarité qu'il est un objet inoffensif, ronflant, sage... (Le premier problème étant qu'on oublie parfois de leur apprendre à lire). Et moi, je leur dis qu'un livre fait pleurer, fait pisser de trouille, suffoquer parfois. La peur est un objet très intéressant à ce titre. Il n'y a pas d'émotion négative dans l'expérience de la fiction. Mes premiers souvenirs de lecture, de lecture intense, sont liés à la peur. Lire englouti dans ses draps des histoires qui font peur, vraiment peur... qui vous engagent... physiquement... Donc oui, c'est une démarche. Absolument.
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Fantasy, fantastique, surréalisme, littérature générale... tu as beaucoup de genre à ton actif. Mais la SF coeur de cible manque encore à ton palmarés. Quand est ce que tu nous écrit un grand space opera avec des vaisseaux, des planètes et des aliens à la façon Noirez ?


Le space opera, ça va pas être possible. L'espace, ça m'emmerde. C'est comme l'océan, c'est beau vu des côtes, mais quand tu es en plein milieu, putain... Je vais peut-être faire de la sf, pure, dure et blonde comme les blés, mais ça sera pour les enfants et je ferai l'impasse sur le cosmos. Par contre, je promets de donner mon maximum en ce qui concerne les aliens.
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