2094. Suite à une guerre nucléaire, seuls les pôles offrent encore des conditions de vie acceptables. Les survivants qui s'y sont réfugiés, humains comme animaux augmentés, reconstruisent deux sociétés distinctes dont les rapports, déjà tendus, virent au conflit ouvert lorsque le Nord lance l'assaut sur un iceberg - précieuse source d'eau douce - appartenant au Sud. Dans les coulisses des hostilités, quelques individus élaborent un plan avec l'espoir d'éviter la guerre entre les pôles, et la volonté de faire évoluer l'ensemble du vivant. Cette quête pour un monde nouveau rassemble Oonia, jeune militaire du Nord hantée par la puce mémorielle de son grand-père ; son binôme ursidé, Börs, guerrier et poète ; Arkadin, le dernier rhinocéros blanc ; son ami Spiridon, phoque et ambassadeur du Sud ; et la seule I. A. qui croit encore en l'humanité...
Après l’apocalypse, la vie ?
Fin du XXIe, 2094 plus précisément. Depuis qu’une guerre nucléaire a frappé la planète, seuls les pôles voient y vivre des humains. Mais ces derniers ne semblent pas avoir retenu les leçons de la guerre et se sont organisés en deux sociétés bien distinctes. Quand le Nord lance l’assaut sur un iceberg (on se bat pour l’eau), le Sud se prépare à la guerre.
Un petit groupe essaie d’éviter cette guerre, humains et animaux augmentés (c’est-à dire devenus intelligents grâce à des manipulations génétiques). On y trouve Oonia, une jeune militaire nordiste en dialogue constant avec son grand-père grâce à une puce qui contient les souvenirs de ce dernier ; Börs, un ours qui se trouve être le meilleur ami d’Oonia ; Arkadin, le dernier des rhinocéros blancs ; Spiridon, un phoque ; la Matriarche, une IA humaniste. Tous veulent sauver ce qui peut l’être. Et peut-être aussi aider à passer à une autre étape du vivant… Réussiront-ils ?
Une anticipation plutôt réussie
Voici donc Symbioses, le nouveau roman de Johan Heliot qui, depuis Faerie Hackers, a fait du chemin. Il propose ici un roman d’anticipation sur notre civilisation et aussi une réflexion sur les questions suivantes : qu’est-ce que l’intelligence ? Qu’est-ce que l’humain ? Qu’est-ce que la vie ? Au fond, son roman est plus intéressant que bien des cours de philosophie. Et ces personnages sont très (et trop ?) humains. On ne peut donc que vous recommander ce livre qui est aussi un avertissement sur notre bêtise sans limites.
Sylvain Bonnet