de Laurent Genefort
aux éditions Degliame
Auteurs :
Laurent Genefort
Illustrations :
Philippe Caza
Date de parution : novembre 2000
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 136
Age minimum : 9 ans
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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Où Alaet découvre ce que dissimulent les reflets
Deuxième
aventure d’Alaet dans la collection du Cadran Bleu, Le Démon miroir
nous fait une nouvelle fois quitter les murs de Karnab, la capitale où
le jeune voleur officie journellement. Ce roman (au format court comme les autres
aventures au Cadran Bleu) nous fait découvrir plus avant l’étrange
monde de Wethrïn, plat comme une galette, ainsi que les djinns, ces esprits,
captifs des cavernes froides, qui investissent occasionnellement un corps ou un
objet dans le monde des vivants. Cette fois, le jeune voleur de Karnab sera donc
associé à un djinn incarné dans un tapis volant : Qsaffah,
avec lequel il voyagera à travers le monde entier (voire au-delà)
en utilisant de bien étranges portes magiques...
Les passe-miroirs
Quand Zinedine lui fait parvenir un message magique laconique demandant
son aide, Alaet ne tergiverse pas : il doit secourir son ami coûte que coûte.
Heureusement pour lui, il peut compter sur Qsaffah, un djinn vieux de près
de deux millénaires et qui a pris l’aspect avantageux d’un tapis... mais
pas n’importe quel tapis : un tapis volant ! A eux deux, ils vont s’infiltrer
dans la demeure du sorcier Nevruck qui a fait Zinedine prisonnier. Mais ce sorcier
a une manie : il collectionne les miroirs, dont il a un usage tout à fait
personnel puisqu’ils lui servent de point pour se téléporter d’un
endroit à un autre.
Tentant de piéger le sorcier, Alaet
et Qsaffah enchaînent un miroir par lequel Nevruck ne tarde pas à
se manifester. Malheureusement, la tentative échoue : le miroir se brise
et tout juste parviennent-ils à piéger Nevruck à l’intérieur
des morceaux du miroir, dispersés à travers le monde entier selon
les portes magiques. Pas d’alternative que de se mettre en quête des fragments,
à travers les miroirs de Nevruck. Une entreprise pour laquelle ils seront
aidés d’un étrange chevalier, prisonnier de son armure, et qui a
juré la mort du sorcier...
Pas l’aventure la plus excitante
du petit voleur de Karnab
Comme toutes les aventures d’Alaet, ce roman
se lit d’une traite, sans sourciller. Si le premier tiers est particulièrement
réussi -la rencontre avec Qsaffah notamment, un personnage haut en couleur-,
la suite du livre a un côté systématique moins emballant :
à chaque utilisation d’un nouveau miroir magique, la destination d’Alaet
et ses amis est plus étrange ou plus inattendue. Mais à l’exception
de l’histoire de l’homule Dionyse, qui s’est vu planter un fragment de miroir
au milieu du front alors qu’elle se mirait dans l’eau d’un lac, les autres épisodes
de la quête des fragments du miroir brisé de Nevruck manquent un
peu d’originalité. Certains problèmes se solutionnent grâce
à des automatismes parfois un peu grossiers, comme le problème des
doubles d’Alaet, générés lors de son passage au travers d’un
miroir à trois faces. Ces critiques font que Le Démon miroir
n’est clairement pas l’aventure la plus excitante ni la plus indispensable du
petit voleur de Karnab. Pour autant, elle participe d’un tout, et pour les lecteurs
assidus des aventures d’Alaet, elle embellit encore l’univers de Wethrïn
que Laurent Genefort brosse dans ces romans. Que ceux-là ne se privent
surtout pas : le plaisir est toujours là.






