- le  
Christophe Siébert et 2026
Commenter

Christophe Siébert et 2026

Romancier et poète, Christophe Siébert développe sa science-fiction aux limites de l'horreur et de l'érotisme avec son Cycle de Mertvecgorod et des romans comme Métaphysique de la viande, Paranoïa ou La Trilogie de la crasse. Voici son année 2026.

"Aaaaalors, mes projets pour 2026 sont nombreux !

En termes de parutions, d’abord : trois mertvecgoroderies en format court vont seront publiées cette année :

Karnaval, commandé par le FIRN et qui paraîtra à l’occasion de la prochaine édition de ce magnifique salon du livre, en mai prochain.  

On verra bien, chez Ours Éditions, maison de microédition bien connue des amateurs d’imaginaires puisque des gens comme Lilian Bathelot, Caza, Jean-Pierre Andrevon ou notre chère Joëlle Wintrebert y ont commis des textes.

Échanges, qui sera le premier titre d’une toute jeune maison, Cave Canem.

Je vais apparaître dans une librairie sudiste (Les Choses de la vie, à Frontignan) le 20 février à l’occasion de la parution d’On verra bien, ainsi que dans une balade littéraire, dans la même ville, le lendemain, en compagnie de Tarik Noui (Cathédrale, Actes Sud) et on pourra m’offrir des huîtres et du vin blanc au prochain FIRN, fin mai. On me verra aussi sur le Campus Miskatonic, à Verdun, les 13 et 14 novembre prochains. Pour le reste, aucune escapade n’est encore programmée, mais si des organisateurs me lisent : j’adore bouffer gratos, dormir à l’Ibis, signer des livres et raconter des conneries dans un micro.

Je continue l’organisation du Prix Jacques Sadoul. Pour cette troisième édition, le jury a choisi pour thème L’HORREUR, et pour phrase thématique, toujours tirée du recueil des meilleures saillies de Sadoul : « Y a quelqu’un qu’est mort. J’espère que c’est pas moi. » J’encourage tout le monde à participer, c’est bien doté (2 000 euros, trois semaines de résidence d’écriture et un dessin original) et le jury, présidé par Barbara Sadoul, est formidable puisqu’il se compose de Philippe Beranger, Morgane Caussarieu, Jean-Pierre Dionnet, Marion Mazauric, Quentin Monstier, Nicolas Rey, Jean-Luc Rivera, ma pomme, Jérôme Vincent et Joëlle Wintrebert. Toutes les infos ici.

Mon beau webzine Non Conforme continue son petit bonhomme de chemin. Le numéro 4 vient de paraître et, comme le deux précédents, il est accessible gratuitement depuis ce site.

Il n’y a pas que de l’imaginaire, mais les amateurs de textes bizarres, louches ou déconcertants devraient y trouver leur compte.

Et pour finir, une info qui devrait faire plaisir aux fans de Mertvecgorod (désormais assez nombreux pour organiser un tournoi de Scrabble, hardi les amis) : je suis en train de bosser à un manuscrit qui a pour titre Histoire secrète de Mertvecgorod, qui est soutenu par une bourse du CNL (merci à eux) et paraîtra au Diable vauvert en 2027.



Est-ce que l’imaginaire peut avoir un effet sur le réel ? Et si oui comment ? (Doit-il essayer d’en avoir un d’ailleurs ?

Je ne fais pas la différence entre l’imaginaire et le réel – est-ce que c’est emmerdant, pour un écrivain ? Est-ce que c’est grave, docteur ?

Écrire, a affirmé approximativement Hemingway (je suis le roi des citations mal citées et mal sourcées, appelez-moi Fabrice Luchinaze), ça consiste à se rendre quelque part, à observer ce qui s’y passe et à rapporter fidèlement ce dont on a été témoin.

Se rendre quelque part, ça peut aussi bien être à Kiev, dans la rue en bas de chez soi ou à R’lyeh. De toute façon, au bout du compte, on parle de quoi ? De l’humanité, toujours. Au bout du compte, quelles que soient les excentricités qu’on raconte, on parle de nous. De nous, les humains.

La seule chose qui puisse faire changer (en bien ou en mal) un être humain, c’est la rencontre avec un autre être humain.

Si les livres (j’allais écrire « les bons livres », mais en réalité les mauvais aussi) sont des concentrés d’humanité, des fenêtres sur l’Autre, alors toute rencontre avec un livre peut changer celui ou celle qui le lit.

Et changer les gens, même de façon infime, même de façon éphémère, même de façon superficielle, même si ça consiste à proposer deux heures d’évasion avant de dormir, c’est déjà changer le réel.

En tout cas, un peu.

L’imaginaire étant la base même de la littérature (pour ma part, ces braves Rougon-Macquart ne me paraissent pas plus ou moins réels que ce con de Luke Skywalker), alors oui, oui, la réponse est oui.

Et heureusement, bon sang.

Et pendant que j’écris ces quelques lignes, des mouettes tournicotent dans le ciel, je les regarde à travers ma fenêtre, et elles se foutent pas mal de nos questions, de nos réponses, du réel et de l’imaginaire."

à lire aussi

Partager cet article

Qu'en pensez-vous ?