Un Cimmérien ne meurt jamais
Conan est en deuil ! il a perdu Bêlit, la commandante de la Tigresse, et il peine à retrouver goût à la vie. Le Cimmérien ne se laisse pas abattre et accepte de se joindre au Némédien Drusus pour un cambriolage censé rapporter gros. Mais ils sont attaqués par un tigre à dents de sabre, vaincu par Conan à qui on ne la fait pas mais Drusus y laisse (apparemment) la vie… Dans une taverne où il écluse quelques verres, Conan fait la connaissance d’un couple de nordiques, les Aesirs Gudrun et Hunwulf. Ils ont fui leur pays et un mariage arrangé mais sont pourchassés par un dénommé Ragnar. Conan accepte d’enseigner le métier des armes à leur fils Bjorn. Cela n’empêche pas Conan de tomber dans un piège à cause de Drusus et Bjorn d’être enlevé par Ragnar. Mais entrent en scène de mystérieux hommes ailés qui vont enlever Bjorn. Conan et ses amis Aesirs commencent alors une quête qui va les mener vers la mystérieuse ville de Ghuht…
Un pastiche sinon rien !
James Lovegrove a été peu traduit dans notre belle contrée francophone. Seul Days, critique de notre société de consommation, a eu cet honneur ainsi que les nombreux pastiches écrits par Lovegrove autour de Sherlock Holmes et du mythe de Cthulhu. Toujours distrayants, ces livres ont laissé un bon souvenir aux amateurs. Lovegrove s’attaque ici à Howard pour lequel il confesse une passion dans la postface. L’auteur de ces lignes partage cet enthousiasme pour cet écrivain sous-estimé et caricaturé (souvent à cause de ses successeurs, Lin Carter et Lyon Sprague de Camp). Ce Culte de la lune d’obsidienne se lit avec plaisir. Il lui manque cependant une touche de folie et de férocité, celle d’Howard bien sûr. Mais on s’en contentera. Les amateurs apprécieront.
Sylvain Bonnet