Son doctorat en glaciologie a conduit Jean Krug jusqu’aux terres gelées de l’Antarctique, du Groenland et de l’Alaska. Il est aussi l'auteur de plusieurs romans de science-fiction : La Cité d’ivoire (Critic, 2023), La Couleur du froid (Critic, 2024) et Là où naissent les glaces (Argyll, 2025).
Actusf : Quels sont tes projets sur 2026 ? Est-ce que tu vas avoir une / des parutions ? De quoi s'agira-t-il ? Sur quoi tu travailles sinon ? Et quelles seront tes prochaines dédicaces ?
Jean Krug : En 2026, probablement vers la fin de l'été, j'aurais une sortie chez Critic, pour un roman de Science Fiction dans un univers... glaciaire (Quoi d'autre ?). Plus sérieusement, ce sera un roman dans un style Frostpunk (allez voir le jeu vidéo éponyme!), qui abordera, entre autres, la question de la mémoire dans nos mondes ultra-connectés. Que vaut la mémoire individuelle face à la mémoire collective ? Que valent nos choix individuels face à la puissance du système ? On y trouvera beaucoup de références qui me sont chères et surtout, un froid vif, à ne surtout pas sous-estimer !
A côté de ça, je travaille sur plusieurs projets en parallèle. Un roman de SF, encore, mais que je garde secret pour l'instant... Et un roman historique, pour rebondir sur Là où naissent les glaces, mon dernier né de chez Argyll, dont les échos sont vraiment positifs. J'ai beaucoup aimé travailler ce genre encore nouveau pour moi, et je me régale à poursuivre mes travaux de documentation, qui m’apprennent énormément de choses. Petit indice : ce roman se déroulera autour de la première moitié du 19e siècle !
Côté dédicaces, je n'ai pas encore beaucoup de dates confirmées. L'année précédente était intense, cette première moitié 2026 sera plus calme. Je serai néanmoins présent à Rennes, en Mars, pour le festival Rue des Livres ! Hâte d'y rencontrer les lecteurices !

Actusf : Et ma questioin bonus :) Est-ce que l'imaginaire peut avoir un effet sur le réel ? Et si oui comment ? (Doit-il essayer d'en avoir un d'ailleurs).
Jean Krug : J'aimerais qu'il en ait plus !! Surtout pour moi, qui écrit des récits à forte composante climatique. J'admets que parfois, j'ai l'impression de ramer à contre-courant, vue la marche du monde. Pour autant, oui. Absolument. Je suis convaincu que l'imaginaire a un effet sur le réel. Je pense que c'est un phénomène qui diffuse lentement, comme toutes les idées neuves. Aussi, je nous vois un peu comme des jardiniers semant des graines dans l'esprit des lecteurices. Des fois, ça prend. D'autre fois, non. Mais il suffit de voir comment les armées (pas que françaises) travaille avec des auteurices d'imaginaire pour comprendre que le pouvoir d'inspiration de ce champ littéraire est loin d'être anecdotique !

Photo : Nicolas Mathys