Perdus quelque part…
Chen, Mousse, Grayson : voici trois astronautes quelque part. Ils sont morts mais pensent, vivent, réfléchissent. Et ils se battent contre la Compagnie. La Compagnie menait des expériences de biotech mais quelque chose a mal tourné et la Terre a été détruite. Les trois astronautes sont dans un dédale de l’espace-temps, une conséquence des expériences de la Compagnie. Ils croisent des créatures monstrueuses dont un renard bleu qui a accédé à la conscience et sait bien des choses du passé, du présent et de l’avenir. Sans compter aussi le poisson géant.
Les trois astronautes morts plongent dans un labyrinthe au-delà de toute compréhension…
Un roman déroutant
On a connu Jeff Vandermeer, auteur de la trilogie du Rempart sud (auquel vient de s’ajouter un quatrième volume qu’on a hâte de lire), et on a retenu de lui son goût pour l’insolite, le bizarre, une certaine poésie aussi. Ne croyant pas au réalisme, Vandermeer est un chef de file du New Weird. Soit. Astronautes morts s’apparente en tout cas à certains livres de la New Wave des années soixante. C’est déjanté, souvent incompréhensible, déroutant. Parfois, ça rappelle R.A. Lafferty mais sans l’humour. Une expérience qui ravira certains, qui démontre aussi que Jeff Vandermeer aime prendre des risques : de la part d’un auteur de ce calibre, c’est salutaire.
Sylvain Bonnet