Poétesse, romancière, nouvelliste et chanteuse, Ketty Steward a publié plusieurs romans en imaginaire : Noir sur blanc, Confessions d'une séancière et L'Évangile selon Myriam. D'ailleurs il sera encore question de ce dernier en 2026...
Actusf : Quels sont tes projets sur 2026 ?
Est-ce que tu vas avoir une / des parutions ? De quoi sagira-t-il ? Sur quoi tu travailles sinon ?
Ketty Steward : 2026 va commencer avec la parution en février du Nouvel Évangile de Myriam version retravaillée et disponible du roman de 2021.
En mars, c'est Goater qui va publier La Meilleure version de toi et autres impostures, roman également, qui est une quête identitaire sur fond d'eugénisme.
À ce moment-là, j'aurai terminé le travail sur Loin du feu, grimoire-jeu de rôle dans lequel je revisiterai des éléments de Confessions d'une séancière.
Je termine également une nouvelle pour un recueil collectif sur la science.
Et bien sûr, je rédige encore quelques chapitres du Testament de Myriam, la suite de l'Évangile.

Actusf : Et quelles seront tes prochaines dédicaces ?
Ketty Steward : Je serai le 21/01 à partir de 19h au Merle Moqueur pour l'enregistrement en direct de la Salle 101.
Dans le cadre des Mycéliades, je participerai à une table ronde le 12 février 18h-20h à la bibliothèque de l'université du Mans et je donne un atelier d'écriture à Paimpont le 14 février au matin.
Toujours en février, il y aura aussi un atelier le 21/02 à la Cité des sciences et de l'industrie.
Ma présence est confirmée à l'Ouest hurlant en avril, aux Mystériales de Redon en juin et mon programme devrait s'étoffer au fur et à mesure.
Actusf : Et ma questioin bonus :) Est-ce que l'imaginaire peut avoir un effet sur le réel ? Et si oui comment ? (Doit-il essayer d'en avoir un d'ailleurs).
Ketty Steward : Je ne conçois pas le réel comme séparé de l'imaginaire, parce que pour moi, les récits sont précisément ce qui nous permet de saisir le monde et pourquoi pas, d'agir sur lui, qui lui-même agit sur nous.
Je pense que chaque fois qu'on tente de séparer réel et imaginaire, on prend le risque de juste faire de la domination : se mettre en position de dire aux gens ce qu'ils doivent comprendre, de dire aux gens ce qu'ils doivent faire.
Nous avons, je crois, tout intérêt à soigner nos histoires, notre imaginaire et le monde et à accepter la complexité des liens entre ces registres. C'est ce que je nous souhaite en 2026.
