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Nnedi Okorafor parle de La Mort de l'auteur !
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Nnedi Okorafor parle de La Mort de l'auteur !

Le magazine Locus met l'autrice Nnedi Okorafor à la Une de son nouveau numéro. Et comme toujours, la rédaction a mis des extraits de la longue interview qui lui est consacrée en ligne.

L'autrice de Qui a peur de la mort parle dans le passage dévoilé de son roman La Mort de l'auteur, publié récemment chez nous chez Robert Laffont.

Voici ce qu'elle en dit :
« J'ai enfin compris ce qu'est cet univers. Il y a Qui a peur de la mort ?, Le Livre du Phénix, plus proche de notre monde ; la trilogie She Who Knows, à la fois préquelle et suite. Si on les place dans une chronologie linéaire, on a littéralement tous ces livres sur une période de plus de 500 ans. Plus j'écris dans cet univers, plus il devient clair. J'avais tellement envie d'explorer ce qu'est devenu le monde après Onyesonwu ; après ce qu'elle a fait. Je me demandais à quoi il ressemblait. J'ai pu voir, littéralement, comment ses actions transforment le monde. »



Cette série, ou peu importe comment on l'appelle, est un excellent exemple d'africanfuturisme. Je ne me suis pas dit : « Je vais écrire un récit africanfuturiste », mais je réfléchis souvent à la science-fiction et à la vision du monde, et à l'influence de cette vision sur le type de science-fiction que l'on écrit. Si l'on parle de science-fiction africaine, cela relève de l'africanfuturisme. Certes, l'Afrique n'est pas un pays, c'est un continent, avec une multitude de cultures différentes, etc. Mais, d'une manière générale, si l'on adopte un point de vue africain, on constate la coexistence du mystique et du profane. Si l'on écrit de la science-fiction d'un point de vue africain, le mysticisme y sera présent. Cela ne la classe pas pour autant automatiquement dans la fantasy."

« Il y a tellement de moi dans La Mort de l'Auteur, et pas seulement dans le récit lui-même, mais aussi dans le style. C'est une saga familiale nigériano-américaine qui raconte l'histoire d'un écrivain et professeur raté, qui finit par se lancer et écrit *Robots Rouillés* , dont on retrouve des chapitres dans le livre. Il est aussi question de robots post-humains au Nigéria. Ce concept me tient donc beaucoup à cœur. Certains personnages apparaissent d'ailleurs dans d'autres de mes livres. Il y en a un dans Akata Witch. Il y a donc des points communs évidents. La Mort de l'Auteur reste mon livre le plus personnel. »

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