Des gangs d’immortels
Personne ne le sait mais quelques êtres humains ont réussi à échapper au vieillissement qui nous frappe tous en s’approvisionnant à des sources d’énergie, les spots. Ils se sont regroupés entre deux familles, les Malaterre, fondés par Edouard Malaterre qui a disparu il y a deux siècles, et les Dalla Costa. Quand Omar, chef des Malaterre, se fait assassiner en plein désert, les Malaterre soupçonnent leurs rivaux Dalla Costa, menées par Analisa, une vieille gitane. Le problème est qu’on a volé le sablier d’Omar, auquel il s’approvisionnait pour échapper au temps. Les Malaterre se divisent, soupçonnant un des leurs, Anton. Ce dernier commence son enquête, aidé de Chloé, sa nouvelle conquête, elle aussi une time-hopper. Leur quête les mènera à questionner la nature même du temps et du multivers.
Un roman intéressant, avec des longueurs
Richard Canal est un romancier expérimenté, tant en science-fiction que dans le polar. On lui doit des réussites comme Swap-swap ou Upside down qui ont marqué le genre et des « petits » romans marquants comme La guerre en ce jardin, paru chez Fleuve noir en des temps disons lointains. Ici, il s’attaque à la question du temps en imaginant ces immortels divisés et un temps dont la nature n’est autre que quantique. Passionnant. Point faible : Richard Canal a choisi d’accorder beaucoup d’importance à des dialogues très explicatifs entre les personnages. Cela ralentit du coup l’action… Mais comme ce défaut n’en est pas un aux yeux de beaucoup, Colla Scura est susceptible de plaire à de nombreux amateurs.
Sylvain Bonnet