La chute de Londres
Une grande catastrophe liée au passage d’un météore a détruit Londres, le site ayant été en partie englouti par la Tamise. La végétation y a recouvert les anciens immeubles en brique et au revoir Big Ben. Les eaux restent cependant empoisonnées par la pollution laissée par son ancienne splendeur industrielle et rares sont ceux qui s’aventurent pour y retrouver d’éventuels trésors. Et puis il y aux alentours des hommes qui y vivent, retournés pour la plupart à l’état sauvage.
Felix Aquila est un jeune noble idéaliste et désargenté. Il est très amoureux de la belle Aurora qui partage ses sentiments. Cependant, le père de la jeune femme refuse de les laisser se marier. Felix part pour explorer Le lac qui recouvre Londres. Et y affronter son destin.
Un roman fondateur du postapocalyptique
Lire After London relève de la fouille archéologique menant à la découverte de la tombe d’Akhenaton (qu’on a jamais retrouvé). Ecrit par un certain Richard Jefferies, auteur de fictions tournées vers l’exploration de la nature, ce roman raconte comment Londres s’est effondré, prélude à l’anéantissement de la civilisation : c’est un roman catastrophe, typique d’un genre très anglais où John Christopher (Terre Brûlée), John Wyndham ou même Ballard à ses débuts (Sécheresse), se sont illustrés. La description du lac putride qui recouvre Londres rappelle d’ailleurs par moments Le monde englouti. Les postfaces de Mark Frost et de William Blanc aident avec pédagogie à resituer le roman dans son contexte culturel et aussi dans l’œuvre d’un auteur qui mérite d’être redécouvert.
Sylvain Bonnet