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Mission 1 : La Fabrique de Frankenstein
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Mission 1 : La Fabrique de Frankenstein



A.J. Butcher a découvert le pouvoir des mots à 7 ans quand il a été épargné dans une bataille à la récré parce qu’il racontait de bonnes histoires. Depuis, il s’efforce d’exploiter ses talents dans ce domaine. Après des études de lettre, il cultive un temps sa créativité (et son alcoolisme) comme concepteur-rédacteur dans la pub. Puis, pour retrouver une certaine sobriété, il se réoriente vers le professorat qu’il a abandonné il y a peu pour écrire à temps plein. Et il a l’air de tenir une sacré cadence puisque après les 6 épisodes mettant en scène l’équipe Bond au complet, il développe à présent des aventures solo de chacun des membres.
Apparemment, il en est le premier désolé Butcher (boucher en anglais) n’est pas un pseudo mais bien son patronyme.

Esprit d’équipe, es-tu là ?

Qu’y a-t-il de commun entre le discret Eddie Nelligan, Cally Cross l’Afro-américaine qui a grandi dans la rue,  Lori Angel la surdouée au visage d’ange, Jennifer Chen une pro des arts martiaux, le talentueux et prometteur Benjamin T. Stanton Jr.et Jake Dely, le Dômeur rebelle ? Pas grand chose et c’est bien là le problème de ces 6 nouvelles recrues de l’école Déveraux, un établissement très spécial où l’on forme des adolescents à lutter contre les fléaux de cette deuxième moitié du XXIème siècle, au premier rang desquels les techno-terroristes. Ces étudiants trop différents ne parviennent pas à développer une cohésion au sein de leur groupe, du moins pas lors des simulations virtuelles. Le danger réel les contraindrait peut-être à se serrer davantage les coudes pour s’en sortir !

Totally spies

Le dessin animé du même nom décliné en mille produits dérivés (des livres au jeu vidéo en passant par les stickers, le magasine et les articles de papeterie) avait lancé la tendance, la série d’Alex Rider écrite par Anthony Horowitz l’avait confirmée et cette nouvelle série surfe sur la vague, sur cet engouement des ados pour des héros qui leur ressemblent et qui grâce à des super gadgets et un entraînement hors du commun vont sauver le monde.

 On est donc en présence d’un produit préformaté ados : les problématiques chères à cette tranche d’âge (l’identité, l’amitié, l’amour) se mêlent à l’intrigue principale. Le livre commence au cœur de l’action : finis les chapitres d’exposition, l’accroche doit faire instantanément monter l’adrénaline ! Le fil des dépêches qui ponctuent les cent premières pages permet d’installer habilement tout le background de cette anticipation. La mixité sociale et sexuelle alimente les tensions psychologiques du groupe. Le rythme est dense et comme, dans une série télé, les dernières pages donnent un avant-goût du prochain épisode…Bref avec un peu de chance, ça pourra faire décrocher les ados de leurs écrans (télés, consoles) préférés et les réhabituer aux mots noirs sur blanc, ce qui n’est pas un si mauvais début, finalement !

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