D’étranges disparitions
La détective privée Holly Gibney vient de perdre sa mère, une supportrice de Donald Trump, du COVID : ça la remue, surtout qu’elle était en conflit larvé avec sa génitrice. Cette dernière lui laisse pourtant une sacrée fortune dont elle ne sait que faire. Pour oublier ce drame, Holly accepte de s’occuper de la disparition de Bonnie Dahl, à la demande de sa mère. Plus elle enquête, plus Holly rapproche ce cas de celui de d’autres disparus dont l’écrivain Jorge Castro. Et les indices qu’elle recueille remontent vers un couple d’universitaires retraités, Rodney et Emily Harris. Il faut dire que Rodney a écrit des articles sur des théories assez osées sur le foie humain… Holly va peu à peu sombrer dans un cauchemar où elle va risquer rien moins que sa vie.
Stephen King est toujours vivant
King nous propose donc une autre histoire autour de la détective Holly Gibney, déjà apparue dans Mr Mercedes et L’Outsider. Entre polar et horreur, le roman navigue avec une certaine maestria sur des eaux agités, surtout pour le lecteur (on recommande de ne pas le lire si on a l’estomac un peu fragile, vous me remercierez, croyez-moi). Pour le reste, contrairement à ce qui se dit ici et là sur certains réseaux sociaux, Stephen King vieillit bien. Il reste évidemment le maître de l’horreur du quotidien, celle qui naît dans une maison de vieillards bien tranquilles. Et la façon dont King arrive à nous plonger dans leur folie est exemplaire.
Lisez Holly !
Sylvain Bonnet