Jour J - Tome 32 : sur la route de Los Alamos
de Denys et Fred Duval
aux éditions Delcourt ,
collection Neopolis - Label série B
Genre : Uchronie

Scénariste : Fred Duval
Dessinateur : Denys
Couverture : Manchu
Date de parution : 0000 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 56
Titre en vo :

Lire tous les articles concernant Denys ou Fred Duval

Une réussite éditoriale

Saluons bien bas la force et la ténacité du trio de scénaristes Pécau/Duval/Blanchard : voici le numéro 32 de la série Jour J, série anthologique et uchronique basée sur des variations autour d’un évènement historique (exemple : et si Napoléon avait gagné à Waterloo ?).

Malgré une hétérogénéité graphique criante, la série a rencontré son public. Sur ce tome, le trio nous propose l’aventure suivante : et si Oppenheimer, le concepteur numéro un de la bombe atomique, avait décidé de tout laisser tomber ?

« Oppie, ne nous laisse pas tomber ! »

En juin 1945, Robert Oppenheimer, scientifique du projet Manhattan basé à Los Alamos, a du vague à l’âme. Il s’était engagé dans ce projet pour empêcher la victoire des nazis (et aussi qu’ils se rendent maîtres de l’énergie atomique les premiers). Voilà que l’Amérique a gagné ! Reste que le projet Manhattan continue, pour contrer le Japon.

Et voilà qu’Oppenheimer part un matin de la base de Los Alamos. Comme ça, sur une impulsion. Il rencontre un jeune marine déserteur, Jack Kerouac, qui, après quelques verres, décide de l’aider. L’armée, cependant, ne renonce pas à le retrouver et lance à ses trousses un vieux limier : Eliott Ness.

Un graphisme peu engageant

Broder autour du projet Manhattan ? Pourquoi pas, rien d’interdit, surtout qu’ici l’idée est savoureuse en croisant la mythologie du projet Manhattan, celle des beatniks et Eliott Ness l’incorruptible. Voici une recette piquante et explosive. Reste le dessin de Denys. On me dira encore que je suis un vieux grincheux mais le résultat est trop inégal.

Les visages se ressemblent trop, la trame est schématique et les couleurs pèchent par leur uniformité : trop sombre, trop ocre aussi, comme si le désert était partout dans l’album (ce qui n’est pas le cas). Une bonne histoire, distrayante donc. Et bien sûr, on lira la suite. Pour passer le temps.

Sylvain Bonnet